Clôturant la baie, une île triangulaire appelée L’Illa mais aussi Isla de los Periodistas, agit comme une photo souvenir sur les visiteurs dont la vue se pose chaque jour sur elle. Des histoires mythologiques circulent sur ses origines en rapport avec le géant Roldán. La légende raconte que Roldán était tombé amoureux d’une belle dame qu’il aima profondément. Toutefois, la belle tomba malade et ne semblait survivre que grâce aux rayons du soleil. Roldán, désespéré, frappa d’un énorme coup la montagne du Puig Campana (dont la crevasse est visible et connue) et un morceau tomba dans la mer formant ainsi L’Illa, grâce à cela il retarda le coucher du soleil pendant quelques minutes. L'inéluctable fin arriva et le redoutable géant emporta le corps de sa femme jusqu’à l’île pour qu’elle y repose, il se noya volontairement à ses côtés sans lui lâcher la main.
Malgré la beauté de l’histoire, l’île de Benidorm est la continuité de la chaîne de montagnes qui s’étend sous la mer depuis la Sierra Helada.Toute l’année, les “golondrinas”, de petites embarcations qui en vingt minutes rejoignent l’île, assurent le transport jusqu’à L´Illa. Là-bas, un sentier protégé permet de gravir le sommet. Il est également possible de monter à bord d’un des petits sous-marins d’où on peut observer les petits poissons, quelques poulpes et même des murènes qui apparaissent derrière les rochers. Au retour, on peut faire une halte dans un petit restaurant. À 300 m environ au sud de l’île on trouve la Llosa, son point le plus élevé est à 6 mètres au-dessus de la surface, alors que tout près de sa côte on trouve des profondeurs de plus de 30 m. L’Île de Benidorm et la Llosa, deux espaces marins protégés, sont des sites particulièrement importants pour la pratique de la plongée sous-marine, en effet elles présentent une grande diversité d’écosystèmes. Cet espace est fréquenté par des espèces prédatrices comme le bossoir, l’aiguille, le denté, et c’est un refuge pour des espèces telles que les murènes, les poulpes, les sargues, etc. Le règne végétal est représenté par plusieurs espèces d’algues. Parmi les oiseaux marins qui habitent l’île, deux espèces protégées sont à noter: l’océanite tempête et le goéland d’Audouin.
Un des circuits les plus intéressants nous invite à pratiquer la randonnée dans la Sierra Helada, appelée ainsi en raison de son microclimat, un peu plus frais que dans le reste de la ville. C’est une chaîne de montagnes qui s’étend sur six kilomètres depuis la Punta del Pinet à la Punta Bombarda ou de l’Albir, sur les terres de la ville voisine, l’Alfàs del Pi. Le premier circuit démarre au niveau de la rue Alcalde Manuel Catalán Chena, dans le
Rincón de Loix. En remontant le chemin, on arrive à un carrefour d’où on peut choisir d’aller jusqu’au mirador de Punta Llisera, où il y a des vestiges d’un village ibéro-romain. Un escalier très pentu conduit à la Cueva del
Barbero. De l’autre côté, on arrive à la Punta de la Escaleta, avec une vue sur les falaises depuis une petite tour de guet du XVIIème siècle. Un autre circuit conduit à la croix. Il est possible de partir de la rue Alcalde Manuel Catalán Chena pour prendre le chemin à gauche au premier carrefour. Au bout de la route, (cinq kilomètres environ) il y a une Croix qui s’illumine le soir.
Benidorm constitue le centre des loisirs sur le canton de la Marina Baixa. Elle héberge des milliers de personnes et malgré les innombrables possibilités pour occuper son temps libre, la ville propose encore d’autres attractions qu’elle puise dans son environnement et qui font du séjour à Benidorm un moment agréable aux expériences toutes différentes.
- Teulada/Moraira - Xàbia - Dénia - El Montgó
La Vila Joiosa - El Campello - Alicante - Elx - Isla de
La Nucia - Polop - Callosa d’En Sarrià - El Castell
de Guadalest - Bolulla - Tàrbena
Finestrat - El Puig Campana - Relleu - Sella
Excursion au Peñón de Ifach et el Montgó
La ville de L'Alfàs del Pi, juste à côté de Benidorm, est célèbre dans la région parce qu’elle est une sorte de centre pluriculturel, car des personnes appartenant jusqu’à 54 nationalités différentes y résident. Dans cette
ville il est intéressant de découvrir la partie alfacina de la Sierra Helada dont le circuit le plus particulier débouche sur le Phare de l’Albir. À partir de l’Albir, il faut remonter la rue Antiguo Camino de la Cantera et après avoir laissé les rues Sirio et Neptuno sur la gauche, vous arrivez à l’air de jeux, un petit square avec des tables et des chaises en bois assorties à la rampe rustique en troncs d’arbres qui longe tout le parcours, sur 2,5 kilomètres. De là, si vous passez sous un tunnel à la sortie de celui-ci, un beau paysage de falaises s’ouvrira devant vous. Entourée de plantes aromatiques, la promenade se poursuit au bord de la chaîne de montagne qui donne sur la mer. En bas à gauche se trouvent les mines d’ocre, aussi bien phéniciennes que romaines et, sur la droite, la « Boca de la Ballena », un grand trou qui est l’entrée d’une grotte. Au bout du chemin vous trouverez le phare de l’Albir. Un peu avant, en prenant un sentier de montagne étroit et escarpé, vous aurez une vue imprenable sur les falaises, si vous n’avez pas le vertige vous pourrez vous risquer à observer les mouettes à des mètres sous vos un fait qui s’est généralisé à l’ensemble du village qui a toujours accueilli de nombreux créateurs.
L’ambiance de la Plaza bouillonne entre culture et récréation. Sur leurs stands, les artistes et les marchands exposent en été leurs oeuvres. L’artisanat se mêle aux différents restaurants et bars où l’on prend un verre en discutant et en écoutant de la musique: tout un art de vivre. Le Palau auditorium d’Altea vient compléter ce tableau, un bâtiment moderne, scène des dernières créations pieds. Le Festival de Cinéma de L’Alfàs del Pi est également célèbre; il se déroule au mois de juillet et a donné lieu au Paseo de las Estrellas, une petite avenue a côté de la mer et de la plage. Près de L’Alfàs, un autre village est célèbre pour sa sérénité et sa beauté simple: Altea, la ville blanche. Ses maisons claires sont accrochées à la colline surplombée par l’Eglise Paroissiale. Pour monter jusqu’à l’église à coupole bleue, vous pouvez partir de la place du Convento et continuez ensuite par les rues escarpées jusqu’à la Plaza. Cette place sert de retraite pour tous types d’artistes, théâtrales ou musicales, lieu d’accueil pour des expositions d’avant-garde et finalement, le centre d’une accumulation de préoccupations culturelles qui laissent également un espace aux groupes d’Altea qui émergent de leur Faculté des Beaux-Arts. Mais Altea a aussi du soleil et des plages, des plages tranquilles aux eaux limpides, des plages de galets baignées d’un calme qui les rend spéciales pour les visiteurs les plus tranquilles. En sortant d’Altea, en direction de Valence, vous vous retrouverez face à une des images les plus célèbres de la Costa Blanca: le rocher du Peñón de Ifach, à Calpe. Ce symbole géologique du littoral atteint 332 mètres de haut et les visites sont organisées pour aller jusqu’au sommet du grand rocher, déclaré parc naturel depuis 1987. À Calpe, la visite de la vieille ville est aussi intéressante, elle comprend le Torreó de la Peça et les murailles, on peut aussi redescendre vers le bord de mer pour faire une promenade tranquille. L’arrivée des bateaux de pêche attire beaucoup de monde ainsi que la vente à la criée du poisson à la Lonja. En suivant la route Nacional 332 vous accédez à Benissa, que l’on reconnaît à son église, parfaitement illuminée la nuit et que l’on a appelée Catedral de la Marina Alta. On peut parcourir le village en partant de la Mairie, et observer le magnifique verger ainsi que le point de départ du chemin emprunté par les anciens ribereros (des travailleurs qui émigraient de Benissa pour venir récolter le riz près de Valence). Dans les rues voisines, les maisons ont des balcons en fer forgé très fleuris, ce sont d’étroites rues peu fréquentées où l’on respire le calme. Dans le coin, vous pouvez visiter la criée de la Lonja de Contratación, c’est le bâtiment le plus ancien de Benissa et c’est là qu’est installé le Musée Ethnographique. La ville compte quatre kilomètres de plage, des plages tranquilles comme celle de La Fustera avec son sable fin et tous types de services, ou comme celle de Cala Pinets et L’Advocat formées de sable et de rochers. À la limite du territoire de Benissa, se trouvent la ville deTeulada et le centre touristique de Moraira, une zone où on a favorisé les quartiers résidentiels de villas mais où on a su préserver des terres pour l’agriculture, spécialement pour la culture de la vigne, cépage Muscat. Sa mise en bouteille a remporté des prix importants et il est possible de s’en procurer auprès des caves de la ville. Parmi les monuments à voir, il y a la tour de défense qui domine la plage de la Ampolla, connue sous le nom du château de Moraira. Teulada est une ville à l’intérieur des terres, agricole, qui conserve aussi une petite vocation pour la pêche alors que Moraira est connue pour son activité touristique et pour son un port de plaisance. Le territoire de Teulada abrite de petites criques comme celles de L’Andrago, Punta Estrella, Cap Blanc et La Cala. Plus au nord, se trouve Xàbia, entre les caps de San Antonio et La Nao. Les attaques des pirates obligèrent les anciens habitants à s’éloigner de deux kilomètres de la côte et à se protéger derrière une muraille autour de ce qui est aujourd’hui le centre historique. Dans ce centre historique on trouvera la Mairie, le marché de Abastos, le Centre Culturel, le Musée Archéologique et Ethnologique ou la Chapelle de Santa Ana. À deux kilomètres du village se trouve la zone portuaire et de pêche connue sous le nom de Aduanas del Mar où on remarquera la curieuse église de Nuestra Señora de Loreto, construite en forme de quille. En prenant la route de la côte, on arrive à la zone de l’Arenal où se dresse le Parador de Turismo (Hôtel de luxe) de la Costa Blanca et qui s’étend sur la plage de l’Arenal. La municipalité compte 20 kilomètres de littoral, avec des petites criques au coeur d’un paysage entre mer et montagne, sur certaines d’entre elles on peut pratiquer le nudisme.
La ville suivante est Dénia, capitale de la Marina Alta. Elle a, elle aussi, une vaste bande littorale de quelque 20 kilomètres avec des plages comme Les Marines, Les Bovetes, Les Devesses et L’Almadrava. Sur la côte sud se trouve la plage de Les Rotes, très rocheuse et avec des paysages incomparables. La ville a toujours été très liée à la mer, avec des produits qui servent à l’identifier comme son château, sa crevette rouge ou des installations comme le port de plaisance. Le secteur de la navigation y est très important car, plusieurs compagnies sont installées ici pour permettre aux passagers d’embarquer vers les Îles Baléares. La chaîne de montagne, Sierra del Montgó, entre Dénia et Xàbia, est un autre élément qui sert à identifier Dénia. Le Parc Naturel surprend car il atteint une certaine altitude si près de la mer. En se promenant en montagne, on est plongé dans les arômes que dégagent les plantes odorantes mélangés au parfum de sel qui remonte de la mer Méditerranée.
En partant de Benidorm et en empruntant la route du sud, la première ville que vous allez trouver est La Vila Joiosa, longtemps elle fut la capitale historique et administrative de la Marina Baixa. La ville a vécu de la mer et des échanges issus de cette activité. Ce nomadisme marin a permis de connaître très tôt le chocolat, grâce auquel de petites entreprises, puis des usines, sont devenues célèbres à travers le monde. On doit également à la mer les maisons multicolores de la côte ou celles dont les balcons donnent sur le lit asséché de l’Amatorio, les marins pouvaient distinguer au loin leur maison en identifiant la couleur avec laquelle ils l’avaient peinte. À La Vila Joiosa il est important de parcourir la vieille ville, très grande, elle part du centre-ville pour descendre jusqu’au bord de la mer. Une partie de la muraille est conservée au niveau de la rue Costera de la Mar, qui mène à la plage Centro, cadre de la bataille des fêtes de Moros y Cristianos, récemment classées d’Intérêt Touristique International. La ville offre de nombreuses autres plages, de sable ou de galets où on peut pratiquer la plongée sous-marine ou le nudisme, ainsi que des criques à l’eau transparente comme celle de Bon Nou ou La Caleta...
El Campello est voisin de La Vila Joiosa et on l’identifie spontanément grâce à sa tour. Il s’agit d’une tour de guet érigée en 1554 pour protéger la côte des attaques berbères, construite comme symbole de la ville. Le village se trouve plus à l’intérieur sur une petite élévation de terre.Autour de la rue del Mar ou de la Promenade Maritime, se trouve ce qui était autrefois le quartier des pêcheurs et où, de nos jours, se concentre la zone touristique. Il a un littoral de 23 kilomètres de long avec des plages en tout genre, de celle de Muchavista, contiguë à celle de San Juan Playa, très fréquentée, aux criques rocheuses de la Coveta Fumá.
Alicante est devenue capitale de la province en 1833, quelques années après la démolition de ses murailles médiévales. Un des emblèmes les plus caractéristiques de la ville est représenté par de petites céramiques rouges, noires et crèmes du sol de la Explanada, une promenade parallèle à la façade maritime. La plage du Postiguet et le parc de Canalejas ferment ce cadre urbain complété par la Lonja de Pescado, le Parc d’Expositions. Pour avoir une vue complète de la capitale il faut monter au château de Santa Bárbara par les rues du centre historique; le quartier de Santa Cruz est tout près, avec ses maisons aux couleurs joyeuses. On remarquera le MARQ, musée archéologique provincial qui présente un grand intérêt par son patrimoine archéologique ainsi que par son programme d’expositions d’avant-garde.
À Elche, près d’Alicante, dans la région du Bajo Vinalopó, vous découvrirez un paysage intéressant. Vous y trouverez la plus grande palmeraie d’Europe, avec 300.000 palmiers. Le site à été classé Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, de même que la célébration du Mystère d’Elche. La ville se situe dans la Palmeraie d’Elche qui s’étend à travers monts, terrains agricoles et centres urbains. Ce n’est pas une plantation massive de palmiers, mais un groupement de vergers décorés de palmiers. Le site le plus visité de la municipalité est le Huerto del Cura, une palmeraie en centre-ville. L’observation des dattiers et leur côté esthétique méritent déjà en soi une visite jusqu’à la ville d’Elche. D’autres sites d’un grand intérêt écologique dans la grande province d’Alicante: le Fondo et le Clot de Galvany. Sans perdre de vue les îles, il y a des excursions organisées jusqu’à l’Île de Tabarca. Elle se situe à 11 kilomètres d’Alicante et à quatre de Santa Pola. C’est un îlot étroit et allongé qui constitue l’affleurement le plus occidental de la Zona Bétique. Il comprend une enceinte fortifiée à l’intérieur de laquelle on retrouve une centaine de maisons, construit